Créer un business en Suisse quand on vient de France, c’est souvent un mélange d’ambition et de prudence. Ambition, parce que l’environnement helvétique séduit par sa stabilité, sa sécurité juridique et son image pro-entreprise. Prudence, parce qu’entre les permis, les règles cantonales, les attentes bancaires et les habitudes locales, un entrepreneur français en Suisse découvre vite que “copier-coller” un modèle français ne fonctionne pas. Chez FIDUCOMPTA à Genève, je vois chaque semaine des porteurs de projet motivés… et parfois freinés par un détail administratif ou un choix de structure mal calibré.
La bonne nouvelle, c’est qu’ouvrir entreprise Suisse est réellement accessible, y compris en tant que frontalier, à condition de suivre un plan clair. Il faut penser statut, siège, financement, permis, TVA, assurances sociales, immatriculation, et surtout cohérence entre votre réalité (où vivez-vous, où travaillez-vous, qui signe, qui administre) et la forme choisie. Notre fiduciaire vous accompagne avec une approche pratique : on sécurise les démarches création entreprise, on anticipe les contrôles, et on vous donne une trajectoire lisible pour démarrer vite… sans mauvaises surprises.
Ouvrir une entreprise en Suisse en tant que Français : les bases à maîtriser avant de se lancer
Quand je conseille un entrepreneur français en Suisse, je commence toujours par clarifier une chose : la Suisse n’est pas membre de l’Union européenne. Oui, il existe des accords bilatéraux, notamment sur la libre circulation, mais le cadre reste helvétique, avec des règles cantonales et des pratiques administratives qui peuvent surprendre. Comprendre cette logique dès le départ évite beaucoup de temps perdu et de coûts inutiles.
La première brique, c’est votre projet réel : allez-vous vous établir en Suisse, ou rester résident en France et travailler en Suisse en frontalier ? Ce point influence directement les autorisations, la fiscalité personnelle, les assurances, et parfois même la crédibilité du dossier bancaire. En pratique, certains choisissent Genève pour sa proximité, d’autres s’orientent vers Vaud ou Fribourg selon l’activité et l’écosystème. Pour situer votre projet de vie et non seulement votre entreprise, je recommande aussi de réfléchir à la qualité de vie et aux coûts du quotidien, par exemple via où vit-on le mieux en Suisse.
Ensuite, il faut distinguer trois notions que beaucoup confondent : le droit de séjour, le droit d’exercer et l’inscription de l’entreprise. Vous pouvez avoir une idée brillante et un client prêt à signer, mais si votre situation administrative n’est pas alignée, vous risquez un blocage au moment d’ouvrir un compte pro, de signer un bail, ou de facturer.
Permis B, permis G : choisir la bonne voie selon votre situation
Pour travailler en Suisse, beaucoup de Français passent par le permis G (frontalier) s’ils rentrent régulièrement en France, ou le permis B s’ils s’installent en Suisse. Dans les projets d’indépendance, les autorités attendent généralement un dossier cohérent : plan d’affaires, preuves de moyens financiers, logique économique, et parfois des contrats ou lettres d’intention.
Chez FIDUCOMPTA, notre rôle est d’éviter la présentation “trop légère” qui donne l’impression d’un projet improvisé. Un dossier solide explique votre marché, vos prix, vos marges, vos charges, et votre stratégie commerciale. C’est aussi une preuve de sérieux : vous ne cherchez pas “juste un permis”, vous construisez une activité viable.
Étude de marché locale : le vrai test de votre idée
Beaucoup d’idées fonctionnent en France mais plafonnent en Suisse, non pas parce qu’elles sont mauvaises, mais parce que les attentes clients, la ponctualité, la relation au service et le niveau d’exigence sont différents. Un exemple concret : une consultante “marketing digital” qui cartonnait à Lyon arrive à Genève avec les mêmes offres packagées. Elle se heurte à des acheteurs B2B qui demandent des garanties, des KPIs, et une cadence de reporting stricte. En adaptant ses livrables et sa promesse, elle a doublé son panier moyen en quelques mois. La morale : ce n’est pas votre idée qui doit changer, c’est sa traduction locale.
Cette base posée, le sujet suivant devient évident : quel statut juridique choisir pour sécuriser votre activité et faciliter l’immatriculation société Suisse ?
Choisir la bonne structure pour une création de société en Suisse : RI, Sàrl ou SA
Le statut est souvent la décision la plus “rentable” à prendre correctement, parce qu’il conditionne votre responsabilité, votre crédibilité, votre fiscalité, votre gouvernance, et même vos relations bancaires. Dans notre pratique chez FIDUCOMPTA accompagnement, je ne vends pas un statut “à la mode”, je construis une structure adaptée à votre réalité : votre chiffre d’affaires cible, vos risques, votre besoin d’investisseurs, et votre situation transfrontalière.
Trois formes reviennent le plus souvent pour un entrepreneur français en Suisse : la raison individuelle, la Sàrl et la SA. Chacune a ses avantages, et ses contraintes parfois sous-estimées par les créateurs venant de France.
Raison individuelle : rapide, mais pas toujours optimale
La raison individuelle convient bien aux activités de service à faible risque (consulting, coaching, artisanat léger), surtout quand l’objectif est de démarrer vite. En tant que frontalier indépendant, l’obtention d’un permis G ou B peut suffire selon la configuration. La force principale, c’est la simplicité. La limite, c’est la responsabilité personnelle : votre patrimoine peut être exposé en cas de dettes.
Autre point pratique : l’inscription au Registre du commerce n’est pas toujours obligatoire en raison individuelle, mais elle reste vivement recommandée. Pourquoi ? Parce que les banques, les partenaires et parfois les plateformes B2B demandent une preuve officielle d’existence. Une existence “informelle” coûte cher… en opportunités perdues.
Sàrl : un classique pour sécuriser et structurer
La Sàrl est souvent le meilleur compromis pour un créateur : responsabilité limitée, gouvernance claire, et image plus solide face aux clients. Point crucial pour les Français : au moins une personne autorisée à signer doit être domiciliée en Suisse. Il peut s’agir d’un administrateur local (par exemple un avocat, un notaire ou une fiduciaire suisse selon l’organisation retenue).
Dans notre méthode, on planifie cette contrainte dès le départ, au lieu de la “découvrir” au moment de déposer les documents. C’est typiquement le genre de détail qui retarde de plusieurs semaines une création société Suisse si personne n’est prêt à endosser le rôle requis.
SA : crédibilité maximale, gouvernance plus exigeante
La SA est souvent choisie pour des projets à ambition forte, avec partenaires, levées de fonds, ou volonté d’image premium. Ici aussi, au moins un membre du Conseil d’administration doit être domicilié en Suisse. Le capital et les règles formelles sont plus exigeants, mais la perception marché peut être un vrai accélérateur, notamment en B2B.
Pour guider le choix, je vous invite à consulter quel type d’entreprise ouvrir en Suisse, puis à revenir vers nous pour valider la cohérence avec votre projet et votre statut de résidence.
| Forme | Profil idéal | Point de vigilance pour un Français | Effet sur la crédibilité |
|---|---|---|---|
| Raison individuelle | Démarrage rapide, services, faible risque | Responsabilité personnelle, RC parfois “oubliée” | Moyenne (selon secteur) |
| Sàrl | PME, e-commerce, agences, prestations récurrentes | Signature autorisée domiciliée en Suisse | Élevée |
| SA | Projets ambitieux, investisseurs, image premium | CA domicilié en Suisse, gouvernance structurée | Très élevée |
Une fois la structure choisie, il faut attaquer le sujet qui fait la différence entre une société “sur le papier” et une société qui facture : les formalités administratives Suisse et l’immatriculation société Suisse au bon rythme.
Démarches de création d’entreprise et immatriculation en Suisse : documents, registre du commerce, notaire
Les démarches peuvent paraître simples parce que la Suisse est réputée efficace. En réalité, elles sont simples quand elles sont bien préparées. Le piège que je vois le plus souvent : un entrepreneur arrive avec un bon concept mais sans documents cohérents, et il s’étonne que la banque, le notaire ou le registre demande des compléments. En Suisse, on ne “bricole” pas une constitution : on la structure.
Pour une Sàrl ou une SA, l’immatriculation société Suisse passe par un ensemble de pièces formelles. On retrouve notamment les statuts, les signatures, l’acte constitutif authentifié, et certains formulaires déclaratifs. Ces documents ne sont pas de la paperasse abstraite : ils fixent la responsabilité, l’objet social, la gouvernance, la manière de signer, et parfois des clauses qui éviteront un conflit entre associés.
Registre du commerce : obligatoire (presque) et stratégique
Pour les Sàrl et SA, l’inscription est obligatoire. Pour une raison individuelle, elle est parfois facultative, mais souvent judicieuse. Pourquoi stratégique ? Parce qu’elle officialise votre existence vis-à-vis des tiers. Elle accélère l’ouverture d’un compte professionnel, sécurise vos contrats, et rassure vos clients suisses qui ont l’habitude de vérifier un extrait.
Les délais, quand le dossier est complet, sont généralement rapides : une création peut être enregistrée en deux à trois semaines, et il existe des procédures accélérées payantes pour obtenir l’inscription en quelques jours. Cette rapidité est un atout… à condition d’anticiper la collecte des documents.
Notaire et acte public : l’étape qui exige zéro approximation
La constitution d’une Sàrl ou d’une SA nécessite un passage chez le notaire. C’est une étape où les erreurs coûtent cher : un objet social trop vague, une clause de signature incohérente, une mauvaise répartition des parts, et vous vous retrouvez à modifier les statuts (frais, délais, énergie). Notre fiduciaire vous accompagne en amont pour préparer un dossier notarial propre, relu, et aligné avec votre future exploitation.
Je conseille aussi de penser “exploitation” dès l’acte constitutif : qui signe les contrats ? Qui valide les paiements ? Que se passe-t-il si un associé veut sortir ? Le registre enregistre des faits, mais votre gouvernance évite les crises.
Liste de contrôle : ce que je fais préparer à nos clients
- Business plan adapté au marché suisse (prix, charges, hypothèses réalistes).
- Choix du siège et solution de domiciliation si nécessaire.
- Statuts cohérents avec l’activité et la gouvernance.
- Organisation des signatures (et domiciliation en Suisse si requis).
- Plan bancaire : compte de consignation du capital, puis compte d’exploitation.
- Préparation TVA et processus de facturation.
- Assurances sociales et couverture de base selon le statut.
Pour estimer le budget global et éviter les surprises, vous pouvez comparer vos options via combien coûte la création d’une entreprise en Suisse et est-il coûteux de créer une entreprise en Suisse. Ensuite, on affine ensemble selon votre canton, votre activité, et votre calendrier.
Une immatriculation réussie, c’est bien. Une entreprise qui survit à ses 12 premiers mois, c’est mieux. Le sujet suivant est donc incontournable : financement, relation bancaire, et crédibilité du dossier.
Cette vidéo illustre bien le séquencement des étapes. Dans nos accompagnements, je l’adapte ensuite au concret : votre situation de résidence, vos clients, et votre calendrier de lancement.
Financer son business en Suisse : banques exigeantes, dossier solide et solutions concrètes
La Suisse est un pays pro-business, mais pas “pro-improvisation”. Les banques apprécient les projets structurés, les chiffres réalistes, et la transparence. Beaucoup de créateurs français sont surpris : ils pensent que l’image internationale de la Suisse rime avec financement facile. En réalité, la solidité du dossier est déterminante, et l’apport personnel est souvent un facteur-clé.
Chez FIDUCOMPTA, je prépare les dossiers comme si j’étais le banquier : je veux comprendre comment vous gagnez de l’argent, à quel rythme, avec quelles marges, et comment vous tenez si le démarrage est plus lent. Cette logique est payante : vous évitez les allers-retours, et vous montrez que vous maîtrisez vos risques.
Ce que les banques regardent vraiment (et qu’on oublie souvent)
D’abord, la cohérence entre votre parcours et votre projet. Un ingénieur qui ouvre une entreprise de maintenance industrielle inspire naturellement confiance, à condition d’expliquer le marché et le positionnement. Ensuite, la structure de coûts : loyer, assurances, charges sociales, outils, sous-traitance. Enfin, la capacité à encaisser un creux de trésorerie : en Suisse, les charges fixes sont parfois plus élevées qu’en France, et il faut respirer.
Un cas fréquent à Genève : un entrepreneur lance une activité de services B2B, signe des contrats, mais encaisse à 30 ou 60 jours. Sans trésorerie, il se retrouve à retarder ses propres paiements et abîme son image. Une ligne de crédit ou une organisation de facturation plus intelligente évite ce scénario.
Apport personnel et garanties : anticiper au lieu de subir
Les banques attendent souvent un apport. Ce n’est pas “punitif”, c’est un signal : vous êtes engagé. Quand un dossier nécessite une garantie externe, il existe des mécanismes régionaux (comme le cautionnement) selon les cas. Mon travail consiste à choisir la meilleure combinaison : apport, crédit, leasing, ou démarrage progressif.
Si votre objectif est aussi de maximiser vos revenus, je vous conseille une lecture utile : puis-je gagner beaucoup d’argent en Suisse. Ce type de réflexion doit rester connecté à votre modèle économique réel, pas à un fantasme de marché.
Rentabilité : les questions à se poser avant d’investir
La rentabilité en Suisse dépend moins de “l’idée” que de l’exécution : prix, qualité, acquisition client, et capacité à livrer au niveau attendu. Pour inspirer votre stratégie, vous pouvez consulter quel est le business le plus rentable en Suisse et quel type d’entreprise est rentable en Suisse. Ensuite, on traduit ces pistes en plan opérationnel : offres, canaux, objectifs mensuels, et suivi.
Le financement n’est pas isolé : il se relie directement à la fiscalité, à la TVA et aux charges sociales. C’est précisément ce qu’on aborde maintenant, car une bonne fiscalité entreprise Suisse ne se devine pas, elle se construit.
Fiscalité d’entreprise en Suisse : TVA, impôts cantonaux, charges sociales et optimisation intelligente
La fiscalité suisse attire, et c’est légitime : elle est souvent plus lisible et, selon les cantons, compétitive. Mais je le répète à chaque entrepreneur français en Suisse : le danger, ce n’est pas de “payer trop”, c’est de mal prévoir. Une entreprise peut être rentable sur le papier et se retrouver en tension de trésorerie si la TVA, les acomptes, ou les charges sociales ont été sous-estimés.
Le point le plus important : en Suisse, l’imposition varie selon le canton et parfois la commune. Deux sociétés identiques, à quelques kilomètres de distance, peuvent avoir un niveau de charge fiscale différent. À Genève, on privilégie souvent l’accès au marché, au réseau et aux talents. Dans d’autres cantons, certains projets cherchent une charge fiscale plus légère. Le bon choix dépend de votre activité : un cabinet de conseil très local n’a pas la même logique qu’un e-commerce international.
TVA : structurer sa facturation dès le premier devis
La TVA suisse a ses propres règles. Le plus fréquent, c’est le créateur qui commence à facturer, puis découvre qu’il aurait dû s’annoncer plus tôt ou adapter ses mentions de facture. Résultat : régularisations, stress, et parfois perte de marge si les prix ont été fixés “TTC” sans l’avoir prévu. Notre fiduciaire vous accompagne pour cadrer votre processus de facturation : modèles, conditions de paiement, et suivi.
Je recommande aussi de penser à la clientèle : facturez-vous majoritairement en Suisse, en France, dans l’UE, hors UE ? Les implications ne sont pas les mêmes. Votre création société Suisse doit intégrer cette réalité commerciale.
Charges sociales et statut du dirigeant : éviter les surprises
La gestion des assurances sociales (AVS/AI/APG, allocations, etc.) se traite différemment selon que vous êtes indépendant, salarié de votre propre société, ou dirigeant rémunéré via salaire et/ou dividendes. Un montage “mal compris” entraîne des corrections ou des coûts inattendus. Chez FIDUCOMPTA, j’aime poser une question simple : “Comment voulez-vous vous payer, et avec quel niveau de stabilité ?” Ensuite, on construit un schéma cohérent.
Optimisation fiscale : une approche propre, défendable, efficace
Optimiser ne signifie pas jouer avec le feu. En Suisse, la sécurité juridique est une force : à condition de rester dans un cadre propre, documenté, et défendable. C’est ce que je mets en place avec nos clients : choix de la forme, politique de rémunération, amortissements, prévoyance, et bonne tenue comptable.
Pour approfondir cette logique, je vous invite à lire optimisation fiscale en Suisse : anticipez pour mieux réussir. La fiscalité n’est pas un “après”, c’est un outil de pilotage.
Quand la fiscalité est maîtrisée, il reste un facteur décisif : la dimension humaine et culturelle. Car les meilleurs chiffres du monde ne compensent pas un mauvais fit avec le marché suisse.
Les notions fiscales sont plus faciles à assimiler avec des exemples. Ensuite, notre travail chez FIDUCOMPTA consiste à les traduire en procédures concrètes : facturation, comptabilité, échéances et tableaux de bord.
Éviter les erreurs fréquentes des entrepreneurs français en Suisse : culture, administratif, stratégie commerciale
Je vais être direct : la majorité des difficultés ne viennent pas de la complexité “technique”, elles viennent des malentendus. Un entrepreneur français en Suisse peut faire tout “correctement” sur le papier, et pourtant se heurter à des frictions : attentes clients, style de communication, perception du risque, ou même gestion du temps. La Suisse valorise fortement la fiabilité, la précision, et la constance.
Une erreur fréquente consiste à croire que le marché suisse est une version plus riche du marché français. C’est un marché différent, souvent plus petit, mais plus exigeant. Il récompense la qualité et le sérieux, et pénalise vite l’approximation. Dans nos conseils entrepreneur France Suisse, j’insiste donc sur l’adaptation : message, offre, conditions, délais, suivi.
Sous-estimer les formalités administratives suisses
Beaucoup de créateurs découvrent tardivement qu’il existe des spécificités cantonales. Ils arrivent avec des habitudes françaises : “on verra plus tard”, “on régularisera”. En Suisse, cette approche crée des blocages immédiats : le notaire demande une information manquante, la banque refuse l’ouverture du compte tant que le dossier n’est pas complet, ou l’administration exige un justificatif que personne n’a anticipé.
Notre fiduciaire vous accompagne pour rendre ces formalités administratives Suisse fluides. On liste, on planifie, on prépare, et on exécute dans le bon ordre. C’est précisément cela, la différence entre “j’ai une idée” et “je lance une entreprise qui facture”.
Mal évaluer la dimension culturelle (et perdre des clients sans s’en rendre compte)
Un exemple réel typique : un prestataire de services arrive avec un discours commercial très enthousiaste et très “promesse”. En Suisse, certains prospects interprètent cela comme un manque de précision. En ajustant le pitch (moins de superlatifs, plus de preuves, plus de structure), le taux de conversion augmente. La qualité perçue dépend autant du fond que de la forme.
Autre point : la ponctualité et le respect des engagements. Un retard répété, même léger, peut suffire à faire perdre un contrat. Est-ce “dur” ? Peut-être. Mais c’est aussi une opportunité : si vous êtes fiable, vous vous démarquez vite.
Négliger l’étude de marché et le financement
Je reviens volontairement sur ce point, car il tue des projets prometteurs. Une étude de marché locale, même simple, doit répondre à des questions concrètes : qui achète, pourquoi, à quel prix, et comment vous trouvez ces clients ? Sans ces réponses, vous demandez à la banque de financer une hypothèse. Or en Suisse, l’hypothèse ne suffit pas.
Enfin, une question revient souvent : “Puis-je m’installer et entreprendre même sans parcours académique classique ?” La réponse dépend des situations, mais il existe des chemins possibles, que vous pouvez explorer via est-il possible d’immigrer en Suisse sans diplôme. Ensuite, on construit une stratégie réaliste, cohérente, et défendable.
Quand vous évitez ces pièges, vous pouvez passer à la phase la plus excitante : accélérer, vendre, et piloter votre performance avec des outils simples, sans perdre le contrôle.
Piloter et développer son entreprise en Suisse : comptabilité, indicateurs, et décisions qui accélèrent
Créer, c’est une étape. Réussir dans la durée, c’est du pilotage. Beaucoup d’entrepreneurs se concentrent sur l’immatriculation société Suisse puis relâchent l’effort. Or c’est dans les 6 à 18 mois suivant la création que se jouent les vrais écarts : maîtrise des coûts, gestion de la trésorerie, qualité de la facturation, et capacité à vendre sans brader.
Chez FIDUCOMPTA, notre accompagnement va au-delà de la tenue comptable. Bien sûr, la comptabilité est la base, mais elle doit servir une finalité : décider. Je veux que vous sachiez répondre à des questions simples, chaque mois : est-ce que je gagne de l’argent ? Où est-ce que je perds de la marge ? Quels clients sont vraiment rentables ?
Comptabilité suisse : rigueur, preuves et cadence
La Suisse valorise la traçabilité. Factures, justificatifs, contrats, relevés : tout doit être clair. Cette discipline protège l’entreprise, facilite les discussions avec la banque, et sécurise la fiscalité. Le point le plus rentable est souvent le plus banal : une facturation bien faite, envoyée vite, relancée proprement. Une entreprise peut mourir d’un carnet de commandes plein si elle encaisse trop tard.
Je mets en place avec mes clients des routines simples : clôture mensuelle, suivi des impayés, prévision de TVA, et contrôle des charges récurrentes. C’est concret, rapide, et ça évite les crises.
Indicateurs de performance : les 5 chiffres que je veux voir
Pour piloter un business en Suisse, je recommande un tableau de bord minimal. Pas un monstre Excel, juste ce qui permet d’agir. Typiquement : chiffre d’affaires mensuel, marge brute, frais fixes, trésorerie disponible, et encaissements à venir. Avec cela, vous prenez de meilleures décisions : recruter, investir, ajuster vos prix, ou refuser un client non rentable.
Stratégie commerciale : vendre au prix suisse, avec une promesse suisse
Un piège fréquent chez les entrepreneurs venant de France : sous-tarifer “pour entrer”. En Suisse, un prix trop bas peut réduire la confiance. Les clients se demandent : “Pourquoi est-ce si bas ?” À l’inverse, un prix premium doit être justifié par une livraison irréprochable. La bonne stratégie consiste souvent à proposer une offre claire, cadrée, avec des options, et des délais tenus.
Si votre objectif est de générer rapidement du cash, je vous recommande aussi cette lecture : comment se faire de l’argent rapidement en Suisse. Ensuite, on transforme l’idée en plan d’action mesurable : canaux, séquences de prospection, offre d’appel, et montée en gamme.
Le pilotage est l’étape qui rend la fiscalité plus douce, parce qu’une entreprise bien gérée choisit, au lieu de subir. Et pour finir, je réponds aux questions qui reviennent le plus souvent lorsque l’on veut ouvrir entreprise Suisse en tant que Français.
Quel est le délai réaliste pour ouvrir une entreprise en Suisse en tant que Français ?
Quand le dossier est complet (statut choisi, siège, documents prêts, capital organisé, passage notaire planifié), on peut souvent finaliser la création et l’immatriculation en environ deux à trois semaines. Il existe aussi des options accélérées selon les cantons et les prestataires. Chez FIDUCOMPTA à Genève, je sécurise surtout l’ordre des démarches pour éviter les retards dus aux pièces manquantes.
Dois-je forcément vivre en Suisse pour créer une société suisse ?
Non. Un entrepreneur français en Suisse peut être frontalier (permis G) et créer une structure, selon son activité et son organisation. En revanche, pour une Sàrl, au moins une personne autorisée à signer doit être domiciliée en Suisse, et pour une SA, au moins un membre du Conseil d’administration doit être domicilié en Suisse. Ces contraintes doivent être anticipées dès le choix de la forme.
La fiscalité entreprise Suisse est-elle vraiment avantageuse ?
Elle peut l’être, mais elle dépend fortement du canton et de la structure (raison individuelle, Sàrl, SA), ainsi que de votre mode de rémunération. L’avantage vient surtout d’une planification propre : TVA, charges sociales, comptabilité rigoureuse et décisions de gestion. Notre fiduciaire vous accompagne pour construire une optimisation réaliste et défendable, pas une promesse vague.
Est-ce obligatoire de s’inscrire au Registre du commerce ?
Pour une Sàrl ou une SA, oui, l’immatriculation société Suisse au Registre du commerce est obligatoire. Pour une raison individuelle, ce n’est pas toujours obligatoire, mais c’est souvent recommandé, notamment pour ouvrir un compte professionnel et renforcer la crédibilité auprès des clients et partenaires.
Comment FIDUCOMPTA peut m’aider concrètement sur les démarches création entreprise ?
Je vous accompagne de manière opérationnelle : choix du statut, check-list des formalités administratives Suisse, coordination avec notaire, préparation de l’immatriculation, mise en place comptable, structuration TVA, et pilotage des premiers mois. L’objectif est simple : démarrer vite, proprement, et avec un modèle viable pour votre business en Suisse.

















































